Accueil du site > 3/ CAS CLINIQUES > Maladies infectieuses > Etude de Campylobacter spp. chez les animaux du Parc Zoologique de (...)
  • Article

  Etude de Campylobacter spp. chez les animaux du Parc Zoologique de Paris

Benjamin Drouet1, DVM, Sylvie Laidebeure1, DVM, Alexis Lécu1, DVM Dipl. ECZM (ZHM)

lundi 5 octobre 2020, par Sylvie.Laidebeure

De nombreux cas de diarrhées, associés à une mortalité, ont été rapportés chez des primates non humains (PNH) du Parc Zoologique de Paris entre 2014 et 2016, en particulier chez des singes du Nouveau Monde et dans un groupe de babouins de Guinée (Papio papio). Les examens bactériologiques et parasitaires sur selles n’ont pas permis de mettre en évidence un agent pathogène. Des analyses par PCR ont révélé la présence de Campylobacter sp. chez de nombreux individus. Une étude a été menée afin d’étudier l’épidémiologie de cette bactérie chez les animaux de ce parc. Les selles étaient récoltées immédiatement après émission et individualisés, pour un total de 168 prélèvements. Elles étaient traitées en moins de quatre heures au laboratoire. Le protocole de culture bactériologique était adapté à la culture de Campylobacter, bactéries sensibles. Il consistait en une isolation sur gélose sélective d’une part, et sur gélose au sang après filtration d’autre part (« Cape Town » modifié) en atmosphère microaérophile. L’identification a été réalisée par spectrométrie de masse (MALDI-TOF). 45 Campylobacteraceae ont été isolés, dont 26 C. jejuni. La prévalence était de 28/68 chez les PNH. Parmi ceux-ci, les callithricidés et les cercopithécidés étaient les familles avec la plus forte prévalence de portage de Campylobacteraceae (respectivement 82 % et 50%). A. butzleri a été isolé chez quatre babouins de Guinée. L’infection à A. butzleri a été décrite dans plusieurs colonies de cercopithécidés. Cette bactérie pourrait être un agent pathogène fréquemment responsable de diarrhées chroniques chez les PNH. C. upsaliensis a été isolé chez deux grands hapalemurs (Prolemur simus). Il s’agit de la première description de C. upsaliensis chez un lémurien.

Répondre à cet article